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P8 Succès SRC préféré Physique nucléaire

Effet EMC — nucléon lié

La modification de la fonction de structure du nucléon lié (effet EMC) privilégie les corrélations à courte portée (SRC) sur le champ moyen — par la forme de la modification, la corrélation DIS, la saturation et la dépendance en isospin.

◫ Figure(s) de la simulation

Figure P8

Résultats JSON — convertis en tableaux

Artefacts machine-lisibles figés par SHA-256. Chaque structure JSON est dépliée en tableaux ; le lien « JSON brut » renvoie au fichier source sur GitHub.

p8_emc.json 4 tableau(x) · 23 lignes JSON brut sur GitHub
ChampValeur
Z_N1
RC_N3.04

Explication — contexte & formalisme

P8 — Effet EMC : champ moyen contre corrélations à courte portée

Domaine : Physique nucléaire — diffusion profondément inélastique Statut : ✅ Succès Données : Pentes DIS JLab/SLAC, corrélation EMC–SRC, isospin MARATHON Solveur : Modification non perturbative du spectre du cœur fini en deux régimes

Problème

L'effet European Muon Collaboration (1983) est ouvert : la fonction de structure d'un nucléon à l'intérieur d'un noyau diffère de celle d'un nucléon libre — le rapport R_A(x) = (σ_A/A)/(σ_d/2) décroît quasi-linéairement pour 0,35 < x < 0,70, jusqu'à ~0,8 pour les noyaux lourds, alors que l'énergie de liaison (~10 MeV) est négligeable devant le transfert DIS (~GeV). Deux hypothèses survivent :

modifiés, proportionnellement à l'abondance des paires R₂N.

Le solveur, qui modélise le nucléon comme un cœur fini structuré, peut trancher — car les deux hypothèses prédisent des formes de modification différentes.

Ancres DIS (mesurées)

¹²C (0,34), ²⁷Al (0,35), ⁵⁶Fe (0,47), ¹⁹⁷Au (0,55), ²⁰⁸Pb (0,54) — croissance avec A, saturation aux noyaux lourds.

(χ²/ddl = 1,2) — l'abondance des paires pilote la pente.

d'extraction moyenne ⟨E_A⟩ (Lovato 2026, quasi-indépendant du modèle microscopique).

Protocole

Le nucléon = cœur fini de charge Z_N = 1, rayon Rc_n = r_p (proton) → 3,04 unités de grille. Ses « partons effectifs » sont les états liés à l'intérieur du cœur. La modification EMC = changement de ce spectre quand le cœur est lié à un environnement.

Deux calculs :

  1. Champ moyen : nucléon placé dans un champ moyen de densité ρ (puits uniforme

additionnel, V_mf ~ ρ). Balayage ρ/ρ₀ ∈ [0 ; 1,5].

  1. SRC : deux cœurs à courte distance d (paire). Puits de deux sphères

superposées. Balayage d/R_c ∈ [2 ; 100].

Verdict : modification relative de l'état fondamental (E₀ − E_libre)/E_libre et sa dépendance (ρ ou d).

Résultats — Deux signatures qualitativement distinctes

RégimeDépendanceSignature
Champ moyenmodification = 4,51 ρ/ρ₀Linéaire en densité, croît sans saturation, isotrope
SRCsature à 4,3 au contact (d = 2R_c)Plateau au contact, puis ~1/d, paires seulement

Ce que le solveur montre

  1. Champ moyen : la modification croît strictement linéairement avec la densité (pente 4,51),

sans aucune saturation dans l'intervalle balayé — et elle affecte tous les nucléons également, indépendamment de l'isospin.

  1. SRC : la modification sature à ≈ 4,3 dès que les cœurs se touchent

(d = 2R_c, contact), puis croît en 1/d quand les cœurs se rapprochent — elle n'existe que pour les nucléons en paires, donc proportionnelle à l'abondance des paires R₂N, donc dépendante de l'isospin.

  1. Confrontation aux données : les trois faits mesurés de l'ancre DIS pointent

vers SRC — (a) la corrélation EMC–SRC (pente ∝ R₂N, constante universelle 0,105) exige une modification proportionnelle à l'abondance des paires, que le champ moyen ne peut produire (il est ∝ ρ) ; (b) la saturation aux noyaux lourds est naturelle en SRC (les paires saturent au contact) et absente en champ moyen (croissance linéaire en A^(1/3)) ; (c) l'expérience triton/³He (MARATHON) exige une dépendance d'isospin — signature des paires np, absente d'un champ moyen isotrope.

Le solveur ne calcule pas F₂(x), mais il montre que seule la structure en paires reproduit la forme des données.

Limites (publiées)

fondamental du cœur), pas F₂(x) — le verdict porte sur la forme de la dépendance (ρ vs d, isospin), observable robuste, pas sur la valeur absolue.

milieu et de la paire — la tendance (linéaire vs saturé, isotrope vs paires) est robuste, mais les pentes absolues (4,51 ; 4,3) dépendent des échelles choisies et ne sont pas des prédictions numériques de −dR_EMC/dx.

forme, qui est le résultat.

Verdict

P8 est un succès : le solveur tranche pour SRC, par la forme de la modification. Deux régimes calculés, deux signatures nettes : champ moyen (linéaire en densité, sans saturation, isotrope) vs SRC (plateau au contact, puis 1/d, paires seulement, dépendant de l'isospin). Les trois faits mesurés de l'ancre DIS — corrélation EMC–SRC à constante universelle, saturation aux noyaux lourds, dépendance d'isospin (MARATHON) — ne sont compatibles qu'avec la structure en paires.

Explication nouvelle : l'effet EMC est la modification du spectre du cœur dans les paires corrélées à courte portée — un calcul non perturbatif, là où la QCD ne peut pas, qui reproduit la forme des données.


Strate : S3 (hors-corpus, constitutive) Ancres : pentes DIS, corrélation EMC–SRC (S2 préliminaire / données externes) Aucun paramètre ajusté.

Source du document

Comptes rendus (notes de verdict PDF)

</> Simulation — scripts Python

p8_emc.py

⌗ Correspondances croisées

§ Entrées de lexique liées

Saturation muonique — Régime où le muon, 207× plus lourd que l'électron, sonde le cœur au plus près : la perturbation échoue d'un facteur jusqu'à 10⁷.
Effet EMC — Modification de la fonction de structure d'un nucléon lié dans un noyau par rapport au nucléon libre, observée en diffusion profondément inélastique (DIS).
SRC — corrélations à courte portée — Paires nucléon-nucléon fortement corrélées à courte distance. La forme de l'effet EMC préfère SRC au champ moyen.
Effet Jahn–Teller — Déformation d'une molécule dont l'état électronique est dégénéré : la dégénérescence est levée par brisure de symétrie. Dérivé de la topologie de Hückel.
Effet Aharonov–Bohm — Déphasage quantique d'une particule autour d'un flux magnétique confiné ; périodicité Φ₀ = h/e, gap fermé au demi-flux, courant persistant.

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